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07/05/2007

Tout sur "Panique au village"

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Le cinéma d'animation belge a la banane. Nous évoquions en février la fin du tournage du premier long métrage belge en images de synthèse et en relief : « Fly me to the Moon » de Ben Stassen sera présenté en avant-première mi-juin au Festival d'Annecy, le Cannes de l'animation tandis que sa sortie est annoncée pour la fin de l'année. Au Festival du court métrage de Bruxelles, qui s'achève ce 10 mai, le public a pu découvrir « Dji vou veu volti » de Benoît Feroumont, truculent court métrage en images de synthèse, qui sera en compétition à Annecy, alors que Benoît Feroumont nourrit un projet de long métrage.

Le savoir-faire des animateurs belges est reconnu à l'étranger. Certains y ont fait ou y font carrière, comme le vétéran Vivian Miessen ou la surdouée Kim Keukeleire. Dans d'autres cas, ce sont les productions étrangères qui viennent s'animer en Belgique, comme le film irlandais « Brendan et le secret de Kells », actuellement en court de production à Bruxelles, ou « Max, musicien d'ascenseur », long métrage suisse coproduit en Belgique, également en compétition à Annecy. Nombreuses sont aussi les publicités usant de l'animation qui sont réalisées en Belgique.

Dans cette liste, « Panique au village – le long », de Stéphane Aubier et Vincent Patar, occupe une place un peu à part. On a découvert ces deux auteurs au Festival du dessin animé de Bruxelles il y a près de quinze ans. Depuis, on les a suivi sans déception image par image. Ils ont développé un langage personnel et un style original. Faire un film de près d'une heure et demi avec des figurines statiques, c'est aussi audacieux que lorsque Pixar disait, il y a quinze ans, « nous allons faire un long métrage en image de synthèse » ou que lorsque Nick Park s'est lancé dans « Chicken Run », le premier long métrage en pâte à modeler depuis un demi-siècle. Dans cette approche mêlant artisanat et dérision, il y a enfin quelque chose de belge, mais sans complaisance. Pour toutes ces raisons, renforcées par une curiosité tenace, « La Libre » a décidé de suivre ce tournage dans son intégralité. Plus on est de fous... (A.Lo.)