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27/05/2009

Souvenirs cannois

Voici, en guise de souvenir, trois croquis signés Vincent Patar et Stéphane Aubier, évoquant quelques péripéties de leur virée cannoise.

1. L'angoisse du gardien de but avant le penalty ou le pire cauchemar de Patar et Aubier :

 

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2. Invités à la projection officielle de "Etreintes brisées", les deux réalisateurs n'avaient pas compris qu'ils avaient deux sièges réservés dans le carré VIP. Quelle ne fut pas leur surprise de voir leur nom sur les deux fauteuils pendant que les caméras ballayait la rangée de sièges au moment où Pedro Almòdovar et Penélope Cruz y prenaient place.

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3. JCVD a fait sa petite viré annuelle à Cannes. Plutôt deux fois qu'une, il a fait un p'tit tour sur les places cannoises, au volant d'une rutilante voiture.

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25/05/2009

Souvenir de Cannes (2)

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De retour du Festival de Cannes, Stéphane Aubier (à droite sur la photo) nous a livré quelques réflexions.

P1110855.JPGAvais-tu déjà été au Festival de Cannes ? Jamais. C'était une première. J'ai eu l'impression d'avoir fait le tour du monde en courant, quatre fois en deux jours. Après coup, j'ai essayé de me rappeler tout ce qu'on a fait. Et bien, je n'y arrive pas. Je sais que tout de suite après notre arrivée, nous sommes partis essayer les smokings et nous avons été à la première du film d'Almodovar. Mais dès le lendemain, c'est flou. On a couru d'un endroit à l'autre en permanence, à enchaîner les entretiens ou les rencontres. C'est un peu surréaliste comme ambiance, en fait.  

P1120211.JPGQuels souvenirs gardes-tu de la projection officielle ? On était un petit peu entre la réalité et le nuage. On était groggy : tous ces gens autour de nous qui applaudissaient, c'était bizarre. Après la projection du film, ils ont coupé le son du générique de fin très vite et rallumé les lumières et c'était reparti pour les applaudissements. Maintenant, avec le recul, je me dis "Houlà, qu'est-ce qui nous est arrivé ? Maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? C'est quoi la suite ?" C'est un peu comme si on nous avait donné une grande tape dans le dos en nous disant "Allez-y !".

Quels retours avez-vous eu ? Dans les rencontres avec la presse internationale, on a constaté que pas mal de gens étaient impressionné par le type d'humour, par le côté décalé. Certains parlent des Monty Python, mais il y aussi un journaliste qui a parlé d'un périple à la Jules Vernes. Je trouvais ça très juste. On a aussi pu constater que l'interprétation de Benoît Poelvoorde pour Steven en a marqué plusieurs.

12_30_15_603774000_France_Cannes_A_Town_Called_Panic_Photo_Call_CAN112.jpgJeanne Balibar a été très présente. Comment cela s'est-il passé ? C'est marrant, parce que moi, durant le tournage, je ne l'ai pratiquement par rencontrée. Vincent Tavier (le producteur, NdR) et Vincent Patar avaient été la voir à Paris pour lui présenter le projet et ils ont passé plus de temps avec elle. Moi, je l'ai seulement vue quand elle est venue enregistrer sa voix pour Madame Longrée, et j'étais un peu impressioné. Ici, j'ai découvert une personne très généreuse. Elle a vraiment défendu le film et a été très disponible. On a aussi pu bénéficier de son expérience. Pour les séances photos, entre elle et nous, cela se sentait tout de suite ! Elle en impose.

22/05/2009

Le plus long jour de Panique

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Voilà, c'est fait. Dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai, « Panique au Village » a eu les honneurs de la projection au Festival de Cannes. Superbe aboutissement deux ans, pratiquement jour pour jour, après la première réunion de préparation du tournage.

L'événement a été partagé par la quasi totalité de l'équipe du film, dans la Grande Salle Lumière du Palais des Festivals – peut-être la salle de cinéma la plus prestigieuse du monde, celle dont rêve tout réalisateur. Peu auparavant, l'équipe avait suscité l'étonnement des festivaliers et des badaux en débarquant au seuil du tapis rouge derrière un tracteur, conduit par un Steven en noeud papillon.

Pour Stéphane Aubier et Vincent Patar, c'est aussi l'aboutissement de vingt ans de travail en commun. Songeaient-ils à tous ces moments de création débridées, à ces milliers d'heures à dessiner et à animer leurs personnages sortis tout droit de leurs délires d'enfants ? Se souvenaient-ils de l'embryon de ce qui allait devenir « Panique au Village », ce court métrage réalisé début des années 90 dans leur appartement d'étudiants de la Cambre « parce qu'on s'emmerdait », avec de vieilles figurines de soldats de la guerre de Sécession, de personnages et d'animaux de la ferme ou de cosmonaute en plastique ? Le mystère et la magie de Cannes tiennent dans cet instant sublime où des réalisateurs voient les images qu'ils ont porté pendant des années projetés avec une qualité inégalée devant un public animé d'une seule ferveur, celle du cinéma.

Si la montée des marches fut un premier instant d'émotion – pour les réalisateurs et toute leur équipe, massée derrière eux au seuil du tapois rouge, la fin de la projection fut un autre moment particulièrement touchant : longs (longs) applaudissements, et pas seulement de la centaine de proches présents. On a cru apercevoir dans le regard de Stéphane une émotion contenue.

Dans la foulée de la projection, La Parti Production avait organisé une petite fête au Majestic. Après l'extinction des feux, les plus tenaces ont poursuivi la célébration jusqu'aux petites heures, échouant, comme tout bon festivalier, au Claridge, le seul bistro-resto de la Croisette à faire les trois huit... Autant dire que ce fut le plus long jour de Panique !

Nous reviendrons longuement sur ces 48 heures particulières dans nos éditions "papiers" de La Libre Belgique du 25 mai.  Et aussi sur ce blog. (A.Lo., à Cannes)