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23/10/2008

Des voix, des figures

Qu'est-ce qui peut bien insufler un peu de vie à des figurines de plastique à l'expression faciale forcément figée, une fois l'animation et les bruitages terminés? Les voix, pardi ! Les intonations, les intentions qu'on y met. Les enregistrements ont commencé cette semaine. Ce jeudi, c'était la comédienne et chanteuse française Jeanne Balibar qui s'y collait. L'équipe de "Panique au Village" lui avait prévu une journée entière pour enregistrer toutes les répliques de Madame Longrée. Dans le petit studio, devant l'écran géant où défilent les séquences du film, la comédienne s'y prête avec une belle intensité. Dans son alcôve dotée d'un revêtement acoustique au relief de boîte à oeufs, elle suit les directives des réalisateurs Vincent et Stéphane, l'oeil rivé au texte juste devant elle, et celles du mixeur Franco, qui cale les séquences sonores sur les images avec une précision et une virtuosité étonnantes. Elle n'hésite pas à recommencer de sa propre initiative, quand elle pense avoir trébuché sur un mot, ou trop appuyé sur une consonne: "Cela me gêne un peu quand je fais cela", se plaint Jeanne. Pas de répétition, on enregistre tout. "Ce serait trop bête de rater la bonne prise et de ne plus pouvoir la refaire par après", note Franco. Au cours des trois semaines prévues pour l'enregistrement des voix (dont on parlera plus longuement dans "La Libre" du 3 novembre), on attend une petite vingtaine de personnes au micro, dont Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners, Frédéric Jannin, Alexandre von Sivers ainsi que les réalisateurs... (V.B.) 

18:49 Publié dans COULISSES | Lien permanent | Commentaires (29)

30/06/2008

"Panique" en chiffres

Le producteur Vincent Tavier s'est livré pour nous à une petite comptabilité de la production de « Panique au Village ». Pour mener à bien les aventures de Cow-Boy, Indien et Cheval au grand écran, il aura fallu :

260 jours de préparation et de tournage

144 000 images constituant 915 plans

40 disques durs externes de 500 gigas chacun

100 kilos de vis

200 litres de colle à bois

24 000 bâtons à brochette (pour fixer les décors et soutenir les figurines)

60 kilos de plasticine (pour fixer les figurines sur les décors)

45 000 briques miniatures

1200 lames de cuter

300 bâtons de colle à chaud

1500 figurines (dont 300 de "Cow-Boy", 300 "Indien" et 250 "Cheval")

280 litres de latex

1000 pinces à linge

2 semi-remorques (pour déménager les décors de Bruxelles au Luxembourg)

300 kilos de café

3000 Sneakers, 3000 Léo et 200 paquets de Cent Wafers

et... 1 litre de super-glu

07/05/2008

"Panique" prend ses aises

Il n'aura pas fallu une semaine à l'équipe de "Panique au village" pour trouver ses marques dans son nouveau lieu de tournage, dans la banlieue luxembourgeoise, et atteindre largement sa vitesse de croisière, soit 40 plans par semaine. Pas de quoi laisser retomber la pression, toutefois, car le planning des dernières semaines de travail affiche quelques plans complexes. Comme la scène de la ferme qui se met à gonfler, gonfler, et finit par exploser en crachant des dizaines de... vaches alentour, ou encore les aventures sous-marines des héros, qui ont nécessité la confection de décors impressionnants de plusieurs mètres de long... qu'il aura finalement fallu monter dans le grand studio voisin. Pour le reste, tout est regroupé dans une pièce unique - sorte de grand hangar - divisée, par le biais de pendrillons, en espaces de travail : six plateaux de tournage disposés en "étoile" autour de l'atelier déco et de la réserve de figurines et accessoires. Environnement un peu plus froid, peut-être, que le studio bruxellois de Beast Animation, mais, en l'occurrence, plus pratique et spacieux, s'apparentant moins à un petit dédale de pièces. "Ici, le sol est droit... et le matériel est centralisé" , témoigne Jan Vandenbusch, chef opérateur. "On arrive mieux à se concentrer, on est moins distrait" , prolonge Vincent Patar. Il est vrai que les dernières semaines de tournage à Bruxelles avaient été émaillées de nombreuses visites (journalistes, etc.). Quelques-uns profitent aussi de leur séjour luxembourgeois - toute l'équipe loge dans la région, en semaine - pour se mettre au vert : "On est quelques-uns à venir en vélo, de l'hôtel au studio. Ça nous change de Bruxelles" , témoigne Stéphane Aubier. Et certains commencent à connaître la région comme leur poche, à force de la sillonner, le soir, en quête de bons petits restos et autres concerts à se mettre sous la dent. S'il lui reste du temps, l'équipe belgo-franco-luxembourgeoise pourra toujours constituer un groupe de rock, tant, à bien y regarder, elle compte de musiciens dans ses rangs : Ben Tesseur (premier assistant-réalisateur) n'est-il pas batteur à ses heures, Steven De Beul (animateur) bassiste, Vincent Patar (réalisateur) guitariste, Marc Nis (chef déco) clarinettiste, Stéphan Roelants (co-producteur) bassiste... ? (S.L.)

18:21 Publié dans COULISSES | Lien permanent | Commentaires (0)