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24/09/2007

Panique au studio (suite)

Didjû ! Vincent Patar était décidemment nerveux vendredi. Non seulement, il n'y avait plus de café dans le perco, mais en plus, sur le coup de onze heures, il ne mettait plus la main sur le story board. Pour ceux qui auraient passé les quatre derniers mois dans la caverne d'Ours, le story board, c'est LA bible du film. Pas seulement le scénario, mais aussi le découpage plan par plan. Un outil très, très utile sur un film d'animation où les animateurs n'aiment guère b56d3896df4569c29f5e559041d3ebcc.jpgtravailler (image par image) pour des prunes. Donc, vindjûû, où est passé ce sacré story board ? On regarde partout. On soupçonne une femme de ménage stakhanoviste de l'avoir balancé à la poubelle. Faut dire que le bureau de Monsieur Vincent (photo) est en infraction flagrante du commandement numéro 2 de Saint Ben (Tesseur). Ce dernier, mi-figue, mi-raisin, suggère à Stéphane (Aubier) de regarder sur e-Bay si un comique n'a pas mis en vente le précieux document. Après un petit quart d'heure d'agitation, Ben revient, avec le Saint-Graal à la main. "C'est le vieux punk qui l'avait", lance-t-il, faisant allusion à Steven De Beul, occupé à tourner le spot CinéArt (lire note précédente). Bon, ouf, sauvés. Vincent a retrouvé calme et humour, d'autant que, entretemps, Olivier Pesch avait fait du café. (A.Lo.)

21/09/2007

Et ça tourne (presque)

8b7aa269bd1017ffb554ea05c8816c50.jpgAprès un long détour au Festival de Venise (très riche, cette année) et quelques péripéties, retour pour nous au Studio Beast Animation où la bande à « Panique au Village » poursuit son grand oeuvre : le film. Ce 21 septembre, le producteur Philippe Kauffmann fait visiter les lieux à Muriel Bostyn, d'Inver Invest. Cette société liégeoise est ce qu'on appelle un « intermédiaire tax shelter », soit une société qui démarche des sociétés privées pour les amener à investir dans tel ou tel film belge, le mécanisme fiscal du tax shelter leur permettant de récupérer l'investissement sous forme de crédit d'impôt. Dans le sillage de Muriel et Philippe, nous découvrons combien les choses ont changé en quelques semaines.

Dans la première grande pièce du studio, un immense décor familier a été dressé. Sur une surface de quelque 16 m² d672522b591f8eaea5bf8f358f79e20a.jpgon reconnait le paysage vallonné de la série, avec la ferme de Steven et Janine, la guérite de Gendarme et les sapins chers au coeur des deux réalisateurs, Stéphane Aubier et Vincent Patar, originaires, faut-il le rappeler ?, du Sud de la Belgique. L'heure est encore aux tests lumière et image. On sent Vincent nerveux : sur les tests de la veille, des ombres inopportunes apparaissent, indice d'un problème d'isolation lumineuse de ce plateau (et en plus, il n'y a plus de café !).

998ba85646115f38df2738e37a9b4342.jpgPoursuivant la visite, Philippe montre à Muriel l'un des décors en cours de construction. C'est l'intérieur de l'étable. Suivant le non respect volontaire des proportions, celui-ci est, oh, bien dix fois plus grand que ne le laisse supposer la taille extérieure du bâtiment. Passant une nouvelle double porte, nous arrivons sur deux autres plateaux de tournage. Ceux-ci sont déjà en activité réelle, mais pas pour le film proprement dit. N'ayant pas peur du burn out, l'équipe a effet accepté de tourner le nouveau spot de CinéArt, société qui distribuera "Panique au Village" lors de sa sortie en salles.

Le scénario de ce petit spot est simple : Coboy, Cheval et Indien poussent un interminable divan dans le salon de 6bcfa42a6b4fb12211070ab3331c3d90.jpgCheval pour une séance de cinéma. Lorsque le projecteur se met en marche, une ombre impromptue (décidément) masque le logo qui apparaît à l'écran : ce sont les plumes d'Indien. Coboy devra agir de façon radicale pour que l'on découvre enfin le nom de CinéArt. Ces quelques lignes représentent des heures d'animation. Sur le plateau, que nous appellerons n°2, Jan Vandenbush s'occupe du plan où l'on voit Coboy, Indien et Cheval regarder de face l'écran. Il déplace des caches sur les spots pour créer volontairement des sauts de lumières – une fois mises bout à bout, les images, en s'animant, créeront l'illusion d'une lumière vibrante, comme celle d'un projecteur.

ddee96abaa5db471249e0663b2fbd63c.jpgSur le plateau n°3, Steven De Beul anime, lui, un autre plan du spot, celui où les trois amis poussent l'immense divan dans le salon. Travail de bénédictin : Steven passe de ses écrans de contrôle au décor, où il déplace avec minutie les figurines, image par image. Elémentaire, peut-être, mais rappelons-le : on ne travaille pas ici avec une caméra, mais avec un appareil photo (numérique, bien sûr). Avant de prendre la prise, Steven peut contrôler la fluidité de l'animation via un programme qui lui permet de tester la mise en place qu'il vient de faire en continuité des images précédemment enregistrées : sous nos yeux, Indien et Coboy poussent avec force efforts le divan par le cadre de la porte.c5aea8237423747ae0ae2db0ade794b1.jpg

Un peu plus loin, la fabrication des figurines et des décors se poursuit. Olivier Pesch a construit un décor de salle de classe – celui d'une académie de musique comme en témoignent les deux pianos rangés dans un coin de la pièce miniature.cd593022b481bcd085ba64fe78e5c012.jpg Zoé Goetgheluck et Marion Charrier – qui doivent camper là, c'est pas possible autrement.... - sont toujours fidèles au poste. Pierre Wilock aussi. Marion s'isole avec un casque : en aurait-elle marre de la musique des frères Talbot ? Sur une étagère, nous retrouvons les figurines de Gendarme en pleine danse du ventre, dont nous avions détaillé la fabrication dans une galerie photo (voir ci-contre). Elles sont désormais peintes. Sur la même étagère, une Gendarme danse un slow avec Janine. Steven est heureusement introuvable...

42b47ef1fab83580a9389d774dc0da98.jpgSi tout avance, donc, Philippe ne peut cacher une légère inquiétude : il y a un peu de retard sur le planning. Il a dû insister auprès de tous pour ne pas exagérer sur les pauses cigarettes – comme Ben Tesseur l'a spécifié dans son règlement d'ordre intérieur, plus de fumette dans les locaux. Evidemment, à coup de cigarettes toute les heures, on risque vite de prendre collectivement une journée de travail dans la vue en fin de semaine. Le pauvre Philippe se doit donc de jouer au (mauvais) Gendarme. Le débonnaire Vincent Tavier gardant celui du bon flic...

b26ee4d8bc57b103fff69f1e0f2eda62.jpgMuriel Bostyn, qui découvre tout cela, est enthousiaste et ravie. Philippe en profite pour faire le point : toujours en quête d'un appoint tax shelter, La Parti estime qu'il serait bon de ramener des investisseurs qui seront aussi de bons partenaires com' au moment de la sortie. L'enjeu est en effet d'élargir la notoriété de Coboy, Indien et Cheval vers un nouveau public, en France, mais aussi en Belgique, où ils restent quasi-inconnus en Flandre. Pas de doute, donc : il reste du taffe. Le début du tournage, lui, reste fixé au 22 octobre. (A.Lo.)

02/09/2007

Tous en scène

6aecdde78899327ab283a2a04f8c2c75.jpgNous l'annoncions la semaine dernière : septembre va voir l'équipe commencer à faire des tests de tournage (le tournage effectif va, lui, commencer mi-octobre). Il était temps pour nous de vous présenter les acteurs du film. Ce sera chose faite dans « La Libre Belgique » de ce lundi 3 septembre.