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22/05/2009

Le plus long jour de Panique

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Voilà, c'est fait. Dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai, « Panique au Village » a eu les honneurs de la projection au Festival de Cannes. Superbe aboutissement deux ans, pratiquement jour pour jour, après la première réunion de préparation du tournage.

L'événement a été partagé par la quasi totalité de l'équipe du film, dans la Grande Salle Lumière du Palais des Festivals – peut-être la salle de cinéma la plus prestigieuse du monde, celle dont rêve tout réalisateur. Peu auparavant, l'équipe avait suscité l'étonnement des festivaliers et des badaux en débarquant au seuil du tapis rouge derrière un tracteur, conduit par un Steven en noeud papillon.

Pour Stéphane Aubier et Vincent Patar, c'est aussi l'aboutissement de vingt ans de travail en commun. Songeaient-ils à tous ces moments de création débridées, à ces milliers d'heures à dessiner et à animer leurs personnages sortis tout droit de leurs délires d'enfants ? Se souvenaient-ils de l'embryon de ce qui allait devenir « Panique au Village », ce court métrage réalisé début des années 90 dans leur appartement d'étudiants de la Cambre « parce qu'on s'emmerdait », avec de vieilles figurines de soldats de la guerre de Sécession, de personnages et d'animaux de la ferme ou de cosmonaute en plastique ? Le mystère et la magie de Cannes tiennent dans cet instant sublime où des réalisateurs voient les images qu'ils ont porté pendant des années projetés avec une qualité inégalée devant un public animé d'une seule ferveur, celle du cinéma.

Si la montée des marches fut un premier instant d'émotion – pour les réalisateurs et toute leur équipe, massée derrière eux au seuil du tapois rouge, la fin de la projection fut un autre moment particulièrement touchant : longs (longs) applaudissements, et pas seulement de la centaine de proches présents. On a cru apercevoir dans le regard de Stéphane une émotion contenue.

Dans la foulée de la projection, La Parti Production avait organisé une petite fête au Majestic. Après l'extinction des feux, les plus tenaces ont poursuivi la célébration jusqu'aux petites heures, échouant, comme tout bon festivalier, au Claridge, le seul bistro-resto de la Croisette à faire les trois huit... Autant dire que ce fut le plus long jour de Panique !

Nous reviendrons longuement sur ces 48 heures particulières dans nos éditions "papiers" de La Libre Belgique du 25 mai.  Et aussi sur ce blog. (A.Lo., à Cannes)

Commentaires

félicitations pour cette consécration au festival de cannes

Écrit par : Unibet | 29/05/2009

Voilà une belle expérience ..

Écrit par : images videos insolites | 08/02/2010

Les commentaires sont fermés.