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23/04/2008

"Préserver la cohérence artistique"

C'est le souci qui a dicté le déménagement de l'équipe au complet. Difficile de diviser le travail, dans le cas de l'animation en volume.

Ce n'est évidemment pas sur un coup de tête, juste pour changer d'air, que l'équipe de "Panique au Village" a fait ses valises, direction le Luxembourg. "C'est le destin de toute co-production, il y a un partage des dépenses", rappelle Philippe Kauffmann, responsable de la Parti Production. Or, "Panique au village" est co-produit notamment par la société luxembourgeoise Melusine. " Le principe est qu'une partie des sommes est dépensée sur le territoire de chacun des financiers : c'est la territorialisation des dépenses". En fait, chaque fonds, chaque pays, a ses règles. En France, par exemple, on demande d'engager des artistes français dans le projet. Au Luxembourg, où la formule est "mixte", s'y ajoute une seconde exigence : dépenser une partie de l'argent sur son territoire (en logement, nourriture, achat de matériel, etc.).

Ainsi, dans le cas de "Panique", deux artistes luxembourgeois font partie de l'équipe depuis le début du projet. Et pour le reste, poursuit Philippe Kauffmann, s'il est vrai qu'"en général, dans l'animation, on divise le travail (une partie est dessinée dans un pays, colorée dans un autre, etc.)", ce partage des tâches s'avère compliqué "quand on travaille en volume. Pour préserver la cohésion artistique du projet, on a préféré déplacer l'équipe". Le producteur luxembourgeois se chargeant d'organiser le séjour sur place. Un fameux déménagement, mais qui a ses bons côtés. "Cela pose des échéances précises, nous permet de faire un premier bilan, oblige chacun à faire un tri, se demander de quoi il a besoin pour travailler...". "Et sur le plan humain, c'est une expérience nouvelle", poursuit le producteur belge, celle de la vie en groupe, "les membres de l'équipe se retrouvant tout le temps ensemble, la semaine en tout cas - le week-end, ils rentrent chez eux. Avant de partir, on sentait une sorte d'excitation semblable à celle qui précède les départs en colonie de vacances", sourit Philippe Kauffmann. Qui n'exclut pas de "jouer les GO et emmener toute l'équipe en excursion dans la petite Suisse luxembourgeoise, dans un parc d'attraction (le Parc merveilleux, NdlR) inspiré des contes de fées...".

(S.L.)

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