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31/10/2007

Premiers échos de tournage

Depuis le 22 octobre, le tournage effectif de "Panique au Village" a débuté. De passage au studio Beast Animation mardi, nous avons pu nous entretenir quelques instants avec Vincent Patar et Stéphane Aubier.

Après un peu plus d'un semaine de travail, quelles sont vos premières impressions ?

Vincent : Au terme de la première semaine, on n'est pas encore en vitesse de croisière mais nous sommes contents des premiers plans tournés. Le résultat est encourageant.

Stéphane : Voir « Panique... » en 2:35 avec nos animations qui sont restées fidèles à la série, c'est assez surprenant et ça donne envie de voir le film. Ce qui est intéressant, c'est que pour l'instant on a tourné des séquences qui se situent au début, au milieu et à la fin de l'histoire : une scène dans le garage, une dans le hall de Cheval et une où Cow-Boy et Indien sont projetés dans le ciel par Steven. Nous avons donc des ambiances très différentes. C'est assez représentatif de l'ensemble.

Vincent : On découvre même de nouveaux lieux, comme le Conservatoire ou le garage. En utre, nous découvrirons bientôt le résultat sur pellicule du petit film de bande annonce que l'on a tourné pour CinéArt.

Est-ce facile de se remettre à l'animation après une interruption ?

Vincent : Heureusement, on n'a jamais arrêté trop longtemps. Nous avons fait des films de commandes, comme les pubs pour Cravendale (NDLR : découvrez ces films et le making of ici ).

Stéphane : Il y a des plans qu'on sent bien, d'autres moins, où on chipote plus.

Un exemple ?

Vincent : Celui sur lequel je travaille pour l'instant. C'est un plan très large, avec le décor principal. Il faut y mettre un peu de vie et d'ambiance, comme par exemple une poule qui picore dans un coin. Cela prend du temps de créer tous ces petits mouvements qui, au final, donne l'ambiance.

Stéphane : On a aussi fait un plan où Cow-Boy, Indien, Cheval montent dans la voiture. Comme c'est une voiture avec une suspension du genre 2CV, cela prend du temps à bien animer.

Pouvez-vous rappeler aux lecteurs de ce blog l'origine de « Panique au Village » ?

Vincent : Au départ, c'est un film d'étude de Stéphane.

Stéphane : Tout est parti d'un ami, Jean-Michel Stassen, qui partageait le même appartement que nous. Il achetait ses petites boîtes d'oeufs au Delhaize. Dedans, il y avait des plans pour fabriquer des petites maisons avec ces boîtes. On s'est pris au jeu : on a décidé de faire un décor avec ces petites maisons, qui ne faisaient pas plus de 6 cm de haut. On a construit un décor de 50/70 cm de long sur 30/40 cm de profondeur. Après, j'ai fait des petites voitures dans le même carton d'emballage. Comme je devais faire encore un film pour La Cambre et que j'avais envie de faire un film en volume, je me suis dit que j'allais partir de là. J'ai fabriqué un autre décor en papier maché, plus grand et pour les personnages, j'ai utilisé des jouets. L'univers de départ se voulait un peu plus trash. J'avais utilisé Hell's Bells d'AC/DC comme musique. Ca se voulait plus inquiétant – d'où le titre « Panique au Village ». Je ne sais plus si j'avais un scénario. La chute était d'ailleurs un peu improvisée : on découvrait à la fin que toute l'histoire était une pièce de théâtre jouée à la kermesse du Village.

Comment décririez-vous aujourd'hui l'univers du Village ?

Vincent (très pensif, les yeux au plafond) : J'ai le sentiment que tout démarre toujours sur des bases très terre à terre – genre : ils vont faire un picnic, ils jouent au ping-pong – puis il y a un pétage de plombs et il faut tout faire pour que tout retombe les pieds sur terre (NdlR : le film sera du même accabit).

Stéphane : C'est l'histoire d'un groupe de personnage qui veulent passer une petite journée tranquille mais qui où tout foire à chaque fois.

Vincent : En fait, c'est totalement irréel et très réaliste à la fois. C'est de la réalité poétisé.

Stéphane : Ce qui est amusant, c'est que les personnages sont en permanence dans ce Village – qui n'est constitué que de la maison de Cheval et de la ferme de Steven, c'est un hameau en fait – mais qu'ils sont toujours surpris de découvrir quelque chose de neuf dans leur environnement, comme un type qui a fabriqué une machine à voyager dans le temps ou des gens qui vivent sous l'eau de la mare de la ferme. (A.Lo.)

22/10/2007

Tournage, première

417bb87376feb5e396a2d4b2112395b9.jpgGrand jour pour toute l'équipe de "Panique au village". Après des mois de préparation, c'est aujourd'hui que débute le tournage du film. Le storyboard va enfin prendre vie, petit à petit, image par image, par le truchement de la photographie. Un nouveau travail de fourmi qui va durer six mois et s'étendre jusqu'en juin prochain, comme l'indique rouge à l'appui l'imposant calendrier de tournage qui squatte désormais le haut du tableau mural de la cuisine. Un signe qui ne trompe pas. De même, les dessins et autres croquis qui occupaient la moindre parcelle des murs de l'atelier ont maintenant tous disparus... Mais avant toute chose, l'heure est au dernier serrage de boulon. Ce lundi matin, dans la cuisine, l'équipe d'animateurs est au grand complet: Vincent, Stéphane, Steven, et Ben en appoint. La concentration est palpable. Au menu, dernier rappel des consignes concernant l'atterrissage informatique des plans et séquences qui seront tournés tout à l'heure. Histoire que tout le monde s'y retrouve et en particulier Virgile, chargé du premier assemblage des séquences dans un format vidéo. Au total, il y en aura nonante-six, matérialisées sur le bureau informatique par autant de "valises". Dans chacune d'elles, on trouvera les différents plans qui composent la séquence. Environ 1100 plans seront tournés d'ici mi-2008. "Cela signifie que nous devons tourner au rythme moyen de dix secondes de film par jour et par plateau", souligne Vincent Patar, l'un des deux réalisateurs de "Panique au village". Des plateaux de tournage il y en a cinq, mais seulement trois serviront au tournage effectif, les deux autres étant dévolus à la préparation des séquences suivantes prévues au planning. Ainsi les trois animateurs principaux pourront tourner en perdant un minimum de temps. Jan et Elke, quant à eux, s'occupent de la maîtrise des éclairages. Les trois décors qui font leur entrée en scène aujourd'hui sont le hall de la maison de Cheval, le conservatoire de musique et le garage. Concernant ce dernier, il y a encore quelques détails de mise en scène à régler: "On doit encore déterminer les endroits où l'on enlèvera les murs pour placer les appareils photo", admet Stéphane Aubier, l'autre réalisateur. Certainement pas de quoi retarder les premiers plans. La fusée encore inachevée, qui doit intervenir durant cette première semaine tournage, non plus. (V.B.)

23:00 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (1)

11/10/2007

"Peur(s) du Noir" à Rome

c723f0c2a138549b75b8ffb8b69d3b38.gifLe film « Peur(s) du Noir » sera présenté en première mondiale ce 21 octobre, dans le cadre de la Fête du Cinéma de Rome, a-t-on appris jeudi. Il est présenté comme « film surprise », hors compétition. Produit par les Français Valérie Schermann and Christophe Jankoviae, « Peur(s) du Noir » est aussi coproduit en Belgique par La Parti (producteur, faut-il le rappeler ?, de « Panique au Village »). Une partie de production et de la post-production en a été réalisée à Bruxelles. Film d'animation ambitieux, ce projet réuni autour du thème de la peur quelques-uns parmi les plus grands illustrateurs et auteurs de bande dessinée actuels : Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre Di Sciullo ou Lorenzo Mattotti. La direction artistique est assurée par le mythique Etienne Robial. La narration est assurée par Guillaume Dépardieu, Aure Atika et Arthur H. En Belgique, il faudra attendre le Festival Anima, début février, pour découvrir l'une oeuvres les plus attendues du moment. (A.Lo.) (Image : Copyright Charles Burns)