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14/05/2007

Des Coboy, Janine et Cheval à la pelle

2361303a40cc756353885a207106cbc3.jpgPari gagné: l'équipe de "Panique au village" a récolté plus de 500 figurines à l'entrée de la "Nuit belge", vendredi 11 mai.


 

« Ah non, madame, ça n'ira pas, celui-là... ». Et la dame de regarder droit dans les yeux, d'un air désolé, son « playmobil indien », avant de le remettre en poche et tourner les talons. C'est la dure loi du casting : beaucoup d'appelés, peu d'élus. Enfin... ce soir, en l'occurrence, il y a pas mal d'élus. Visiblement, les consignes de l'équipe de « Panique au village », en quête de figurines pour tourner son long métrage, sont plutôt bien passées. Ce vendredi soir (11 mai), c'est la « Nuit belge » au Botanique de Bruxelles, où vont se croiser notamment Sharko et Mud Flow. Il règne une certaine fébrilité à l'entrée, car la Nuit affiche complet. La dernière opportunité pour entrer aux concerts réside au stand de « Panique au village », dûment indiqué par « Coboy » version géant : on peut y obtenir une place pour la « Nuit » en échange de cinq figurines (des cow-boys, Indiens et animaux de la ferme) conformes au style requis.

Les autres sont parfois abandonnés par leur propriétaire, et finissent entassés dans un seau. Cruel destin avant, qui sait, un prochain casting ? Mais le sort réservé aux « élus », jetés dans une caisse en carton, n'est pas nécessairement plus rose... « La plupart vont être coupés en morceaux, recomposés et recollés, pour créer plusieurs versions – des attitudes, des mouvements différents – du même personnage », explique Philippe Kauffmann, producteur exécutif (La Parti). Une petite dizaine de décorateurs passent leur journées à repeindre ces « clones », explique-t-il. « Tiens, voilà encore une cousine de Janine », se réjouit son collègue Vincent Tavier en brandissant celle qui est peut-être le 156e version de la petite fermière courbée par son lourd seau, et qui va passer de longues journées dans un bac en plastique, avant de passer sous les feux de la rampe. Il faut souffrir pour être une star...

Le destin de ces bonshommes ne semble guère inquiéter cette bande d'adolescents, qui aurait tout fait pour assister aux concerts des Tellers et des Van Jets. Même piquer quelques figurines aux petits-frères... « Nous, on a fait les brocantes la semaine dernière, en un quart d'heure on avait trouvé ! », raconte un couple de Français résidant en Belgique. Il y a les grands fans de « Pic Pic André » et compagnie, aussi, très fiers de voir un jour figurer leur nom au générique du long métrage. Le diplôme qu'ils se voient attribuer, signé des réalisateurs Stéphane Aubier et Vincent Patard, en atteste : « Meilleur donneur de l'année du monde de figurines en plastique pour le film Panique au village ». C'est sûr, encadré au milieu du salon, ça va en jeter.

« Waouw ! ». Un généreux visiteur lègue sans ciller deux boîtes à chaussure pleines d'animaux dûment triés. La ferme et... la savane. « Euh, on garde, la savane? Allez, on prend ». Les pattes de cette girafe en mouvement tomberont peut-être à point quand il s'agira de lancer « Cheval » au galop. Après tout, il y a bien des mannequins qui prêtent leurs jolies jambes, le temps d'une séquence, aux stars moins bien roulées...

A ce rythme-là, en tout cas, la caisse en carton est vite pleine, et l'objectif des 500 figurines largement dépassé. Là-dessus, l'équipe de « Panique » au complet s'en va boire un verre au bar Witloof du Bota, où se pressent les invités de la « Nuit belge ». Une nuit, de fait, très belge. (S.L.)

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